Cinéma

Le Retour de Mary Poppins : Nostalgie et Renouveau

0

*Disclaimer : J’ai vu ce film en VO, les chansons étant traduites, cette critique porte principalement sur la version originale*

Le premier Mary Poppins ayant réellement marqué mon enfance, c’est avec appréhension que j’ai appris qu’une suite allait être créée. Plutôt satisfaite du choix d’Emily Blunt pour le rôle-titre, j’attendais cependant de voir le film pour être fixée, personne ne pouvant remplacer Julie Andrews. Cependant, aucune inquiétude à avoir de ce côté-là, ce n’est pas ce qu’Emily Blunt cherche à faire. Comme elle l’a dit en interview, personne ne voulait voir une médiocre imitation de l’actrice la précédant dans ce rôle mythique. Elle a donc incarné le personnage à sa manière, ce n’est pas Julie Andrews mais cela reste Mary Poppins et c’est pour cela que la magie fonctionne.

La structure du film fait écho au premier opus sans pour autant le copier, ce qui permet un parfait mélange entre nostalgie et renouveau. De nombreux moments-clés étaient attendus et le film n’en oublie aucun. Le passage sur fond d’animation, qui se déroule cette fois-ci dans un bol en porcelaine, ne vous décevra pas. C’est d’ailleurs un bonheur de revoir de l’animation 2D dans un live-action (Mention spéciale à nos pingouins préférés !). Le numéro dansant avec les allumeurs de réverbères (« Trip a Little Light Fantastic ») est un bel hommage au numéro des ramoneurs du premier film et la chorégraphie est parfaitement exécutée. La chanson optimiste de fin (« Nowhere to Go But Up ») établit un joli parallèle aérien avec le numéro de fin « Let’s Go Fly a Kite » de l’original.

Côté chanson et bande originale, c’est un sans-faute. Marc Shaiman a su créer des airs nouveaux, entraînants et joyeux, mélodieux et parfois mélancoliques, qui s’inscrivent parfaitement dans l’univers de Mary Poppins sans être de pâles copies des anciennes chansons. Les numéros quant à eux sont loufoques et magiques, de véritables pépites visuelles.

Enfin, la morale de l’histoire n’est pas cette fois-ci de profiter du temps que l’on a avec ses enfants mais plutôt de ne pas grandir trop vite et de laisser place à la fantaisie et à l’imagination de temps en temps. Un conseil que l’on ferait bien de suivre plus souvent …

Bref, une suite presque parfaite.

9

Une Affaire de Famille : une famille en Palme d’Or…

Previous article

Black Mirror – Bandersnatch : le cinéma 3.0

Next article

Comments

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Login/Sign up